Histoire de la danse

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En ce temps l?, 6 000 ans avant notre ?re, environ,
l'homme consid?re que tout ce qu'il ne comprend pas est ph?nom?ne spirituel,et qu'il doit donc obtenir la cl?mence des Esprits pour esp?rer vivre en paix...

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C'est ainsi que l'homme gesticule en sautant, courant, tournant sur lui-m?mejusqu'? l'?tourdissement, il est poss?d? par une gestuelle
Arriv? dans un ?tat de transe, il se consid?re en communication directe avec les Esprits.
Ces Esprits sont autant de Dieux qu'il implore ou qu'il remercie :pour faire pleuvoir, lever le Soleil, ?viter la foudre, ou bien obtenir la protection des Dieux avant d'aller au combat, ? la chasse, ? la p?che.

Tr?s vite ces mouvements vont devenir des rituels, et l'on peut alors parler v?ritablement de DANSE.
Il s'agit de danses sacr?es o? chaque mouvement du corps, d'un membre, du regard, sont signes de communication avec les Dieux.
Des costumes sont ?labor?s tout particuli?rement pour ces danses, souvent faits de plumes et de peaux de b?tes.
Des accessoires ont un r?le important comme le feu, le totem, le masque, entre autres, et beaucoup plus tard un accompagnement sonore viendra scander ces danses rituelles :
-Les percussions avec un tronc d'arbre creux et un b?ton.
-La m?lodie avec un morceau de roseau ou un os de mouton perc?.


-Aux quatre coins de la plan?te les peuples et les tribus auront leurs propres
danses rituelles, on parle alors de danses ethniques.
-Les pas et figures miment les animaux sauvages, le choc des pieds sur le sol marque la cadence.

La DANSE, reconnue art divin ? l'antiquit?, aura son Dieu, sa D?esse, sa Muse.Hathor en ?gypte il y a 5 000 ans environ.
-Terpsichore en Gr?ce il y a 4 000 ans environ.
-Bacchus et Ultor chez les Romains il y a 3 000 ans environ.Selon la l?gende, Th?s?e, apr?s avoir tu? le Minotaure, sort du labyrinthe, gr?ce au fil donn? par Ariane, il danse avec ses compagnons pour mimer les m?andres du labyrinthe et le fil d'Ariane.

LA FARANDOLE est n?e....

La danse, ? l'origine rituelle, devient aussi, ? la cour des Empereurs et des Rois, un divertissement. Autre ?volution, alors qu'? l'origine on dansait en plein air, on va maintenant danser ? l'int?rieur des monuments ?difi?s en l'honneur des divinit?s.
C'est ainsi que, en Asie, on danse dans les pagodes, en ?gypte, en Gr?ce, chez les Romains, on danse dans les temples.
A l'arriv?e de l'?re chr?tienne on dansera dans les ?glises jusqu'au Moyen-?ge.
Les danses s'effectuent en groupe.

LA PIRRYQUE
Certaines danses sont r?serv?es aux hommes
comme la pirryque. Danse en arme, destin?es ? chasser l'esprit des ennemis, apporter le repos des compatriotes morts aux combats, prot?ger les soldats.
? Sparte, les exercices pr?paratoires et les gestes simulant un combat, sont enseign?s aux enfants d?s l'?ge de cinq ans. Les femmes vont aussi danser la pirryque croyant ainsi donner naissance ? des enfants m?les plus forts.
H?las, en Occident, pendant une p?riode relativement longue, jusqu'? la Renaissance, la danse dispara?t du paysage des festivit?s pour donner place aux spectacles des ar?nes : combats de gladiateurs, courses de chars entre autres. La danse est interdite dans les ?glises par le pape Gr?goire le Grand (VI?-VII? si?cle)
C'est pendant cette p?riode qu'apparaissent les premiers forains ou saltimbanques.
A partir du V?me si?cle les Seigneurs se divertissent gr?ce aux baladins. La danse poursuit son ?volution, ? l'origine danse rituelle et religieuse, elle devient spectacle pour se divertir et puis ph?nom?ne de soci?t?, c'est ainsi qu'appara?t la danse de soci?t? exprim?e en couple de convives au cours d'un repas. Par ailleurs, les danses rituelles subsistent dans les pays du continent africain et asiatique.
Sur l'ensemble des continents, l'arriv?e du monoth?isme a transform? l'expression de la religion.
Certaines danses ethniques deviennent alors patrimoine culturel et font partie aujourd'hui des danses folkloriques. Les saltimbanques vont participer ? la diffusion de la danse, ils en connaissent beaucoup, en apprennent de nouvelles au cours de leurs voyages.
Ils accompagnent les Crois?s et ram?nent d'Orient des danses inconnues en Europe. Un dicton populaire vient de cette ?poque Payer en monnaie de singe... Philippe-Auguste avait chass? les saltimbanques de Paris,
Saint Louis les autorise ? rentrer, les exempte de p?age ? condition pour eux :"...de chanter un couplet et faire sauter leurs singes devant le p?ager..." Charles VI leur octroie des lettres patentes, les saltimbanques vivent des jours heureux jusqu'? la fondation de l'Acad?mie royale de danse sous Louis XIVLa danse r?appara?t dans certaines ?glises et surtout en dehors ? l'?poque de Luther (1483-1546) Moine augustin,
th?ologien et r?formateur allemand qui ?crit :"...Je ne sais pas si les H?breux dansaient, mais puisqu'il est de coutume d'inviter les gens, de les bien traiter, de manger et de boire ensemble, d'?tre joyeux, il n'y a pas mal quand il n'y a pas d'exc?s.
Qu'il y ait p?ch? n'est pas uniquement la faute de la danse, comme ce n'est pas la faute des mets et des boissons que quelques-uns deviennent des pourceaux.
Mais tant qu'il y a honn?tet?, je laisse aux noces leurs droits et coutumes et je danse avec les gens.
Les jeunes enfants dansent sans p?cher.
Deviens, toi aussi, enfant de la danse et la danse ne sera d'aucun mal pour toi :
car si la danse ?tait p?ch? par elle-m?me, il faudrait l'interdire aux enfants..."Dans la foul?e un autre eccl?siastique, va carr?ment instaurer un trait? de la danse.
Il s'agit du Chanoine Jehan Tabourot (1519-1595) Sous le nom de Thoinot Arbeau, anagramme de Jehan Tabourot, le Chanoine de Lengres,
va publier en 1589 :ORCHESOGRAPHIEqu'il pr?sente comme un Trait? :"..en forme de Discours et Tablature pour apprendre ? dancer, battre le Tambour en toute sorte et diversit? de batteries, jouer du fifre et arigot, tirer des armes et escrimer, avec autres honnestes exercices fort convenables ? la
Jeunesse, afin d'estre bien venue en toute joyeuse compagnie et y monstrer sa dext?rit?
et agilit? de corps"
Sur la couverture du trait? le Chanoine inscrit en latin la citation tir?e du Livre de l'Eccl?siale :"Un temps pour se lamenter et un temps pour danser" Heureux virage ? 180? du clerg? quand on sait qu'au V?me si?cle
Saint J?r?me ?crit ? l'une de ses paroissiennes"Efforcez-vous de donner ? votre fille une ?ducation digne de son rang....
Elle doit ?tre sourde aux instruments de musique
et ignorer ? quoi servent les fl?tes ou les cithares."Dans ce livre il est question de Basse Danse, danse "par bas et sans sauter"
Les basses danses sont ? trois temps, parfois deux, du genre grave et solennel.
Il est question aussi de Danse Haute, danse saut?e o? le cavalier porte la danseuse.
Les danses sont r?pertori?es par Province, les pas sont d?finis, on trouve par exemple : la pavane, la gaillarde, la gavotte, la volte, la courante, l'allemande, la sarabande, etc. Ce trait? marquera l'?volution des Danses de Soci?t? et vers les ann?es 1970 la r?surgence des Danses Folkloriques La naissance de la Chor?graphie sera marqu?e par le trait? de la danse r?dig? un si?cle plus t?t,
en 1400 par Domenico de Piacenza en Italie.

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