Les cornemuses

Uillean pipes : la douceur irlandaise
C'est
sans doute l'instrument le plus sophistiqué de la famille des cornemuses.
Il a été mis au point en Irlande et tire son nom du mot uilleann
qui signifie coude en gaélique. Plus la peine de souffler, on joue avec
le coude. Un premier sac sert de soufflet, le deuxième étant en
quelque sorte un réservoir qui régule l'air dans le pipe, «chalumeau»
à deux octaves. A la différence de la cornemuse écossaise,
il possède outre les bourdons, des régulateurs permettant des
accords; on utilise alors le jeu des poignets sur les clés.
Souvent utilisé pour sa beauté et son expressivité dans
les airs lents, le uillean pipe est également redoutable pour la musique
à danser.
La cornemuse, reine d'Ecosse
La
cornemuse d'Ecosse, à trois bourdons, est aussi appelée grande
cornemuse des Highlands, ou biniou braz en breton. Instrument à vent,
elle comporte un sac que le sonneur remplit d'air en soufflant. La cornemuse
écossaise est la plus connue des membres de la famille, présente
dans les bagadoù et de nombreux groupes. Elle incarne à elle seule
les musiques celtiques.
En solo, elle permet au sonneur de développer une grande virtuosité,
alternant les complaintes et les suites de reels et airs à danser. Il
existe un répertoire écossais écrit de musique classique
pour cornemuse : le Pìobaireachd (prononcer "pibror"), qui
consiste à ornementer un thème de plus en plus avant de revenir
progressivement à son essence même.
Le biniou koz, ou biniou breton, est une sorte de cornemuse à un seul bourdon. Il joue à une octave au-dessus de la bombarde, autre instrument breton. Le biniou koz est l'instrument traditionnel par excellence de la Basse-Bretagne. Les sonneurs de couple (bombarde, biniou koz) animaient autrefois tous les grands moments de la vie des campagnes : fêtes, pardons, noces...où ils excellaient dans les airs à danser. le binou koz, aux sonorités aigrelettes, est le symbole même du fest-noz, cette antique fête de nuit bretonne qui connaît un regain de faveur depuis une trentaine d'années, après avoir disparu.
La gaïta, c'est un peu la petite soeur des cornemuses écossaises et des binious bretons. On la trouve en Asturie et en Galice. Comme les autres cornemuses, elle est fabriquée avec des bois durs: ébène, buis... Elle a fait des adeptes au Portugal: elle s'appelle alors foles qui signifie la peau ou la poche en portuguais. Elle se joue en gonflant la poche avec la bouche et possède un ou deux bourdons. Sa sonorité est brillante et colorée.
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