COPYCAT

Premier clonage de chat

aux Etats Unis

Une équipe texane a réussi pour la première fois le clonage d'un chat, ouvrant des perspectives pour le marché potentiellement très lucratif du clonage des animaux de compagnie.

 

Des scientifiques de l'Université A et M du Texas ont refusé de répondre aux questions du Wall Street Journal, qui révèle jeudi l'informations, mais plusieurs experts indépendants ont affirmé que des collaborateurs à ce programme baptisé Copycat avaient annoncé la réussite de la première tentative de clonage d'un animal de compagnie.

Le porte-parole de l'Université, Keith Randall, a déclaré qu'il pensait que l'animal cloné n'était qu'un "chat de laboratoire". Selon le Wall Street Journal, la recherche sur le clonage des chats et d'autres animaux domestiques est financée à hauteur de plus de 3,5 millions de dollars par le financier John Sperling, 81 ans, fondateur de l'Université privée de Phoenix.

Un organisme de protection des animaux, la Humane Society of the United States, s'oppose au clonage des animaux domestiques par crainte d'une surpopulation, souligne le quotidien.

Une équipe texane a cloné le premier chat domestique Vendredi 15 février 2002.

Le premier chat cloné, qui pourrait ouvrir l'ère du clonage, très lucratif, des animaux de compagnie, "parait en bonne santé et plein d'énergie", rapporte la revue scientifique Nature qui a mis en ligne les travaux de l'équipe texane à l'origine de cette naissance, une fois la nouvelle dévoilée jeudi.

Mark Westhusin et ses collègues de l'Université A et M du Texas ont créé ce chat surnommé "Cc" (pour Carbon copy) en transférant l'ADN (matériel génétique contenue dans le noyau de la cellule) provenant d'une cellule de chatte adulte dans un ovule énucléé et en implantant ensuite l'embryon obtenu dans une mère porteuse.

L'analyse génétique a montré que la jeune "Cc", aujourd'hui âgée de deux mois et demi, est bien le clone de la chatte donneuse (Felis domesticus).

Une première tentative avec un mâle donneur s'était soldée par une seule gestation qui n'avait pu être conduite à terme, après avoir mis les 82 embryons clonés obtenus dans le ventre de sept mères porteuses.

Au total, les chercheurs ont transplanté 87 embryons dans huit chattes porteuses pour aboutir à un seul clone vivant, indiquent-ils dans un bref article qui devait paraître dans l'édition du 21 février de la revue britannique.

Il s'agit d'un "taux de succès comparable de celui obtenu pour le clonage d'autres espèces", estiment-ils.

Les chercheurs ajoutent ainsi le chat à la liste croissante d'animaux clonés par cette technique de transfert du noyau qui a commencé avec l'agnelle Dolly et comprend à présent souris, bovins, chèvres et cochons...

"Cc" est née par césarienne le 21 décembre 2001, 66 jours après avoir été implantée sous forme d'embryon dans l'utérus de sa mère porteuse. "Elle était vigoureuse à la naissance et parait complètement normale", ajoutent les chercheurs.

Elle a été clonée à partir d'une variété de cellule contribuant au développement des ovules dans l'ovaire.

La couleur de sa robe bigarrée n'est cependant pas parfaitement identique à celle de la donneuse, car la pigmentation des animaux multicolores n'est que partiellement déterminée génétiquement et dépend aussi de facteurs intervenant durant le développement, expliquent-ils.

Selon le Wall Street Journal, la recherche pour cloner des chats et d'autres animaux domestiques est financée à hauteur de plus de 3,5 millions de dollars par le financier John Sperling, 81 ans, fondateur de l'Université privée de Phoenix.

Les chercheurs ont fait 188 procédures de clonage par transfert de noyau pour obtenir leurs 87 embryons et un seul clone survivant Dimanche 17 février 2002.

Les propriétaires d'animaux familiers pourraient bientôt faire revivre éternellement leur compagnon favori, grâce au clonage des animaux domestiques, après l'annonce cette semaine qu'une équipe texane a réussi le premier clonage d'un chat.

Mark Westhusin, professeur de physiologie vétérinaire, et ses collègues de l'Université A&M du Texas ont créé ce chat surnommé "Cc" (pour Carbon copy) en transférant l'ADN provenant d'une cellule de chatte adulte dans un ovule énucléé et en implantant ensuite l'embryon obtenu dans une mère porteuse.

L'analyse génétique a montré que la jeune "Cc", aujourd'hui âgée de deux mois et demi, est bien le clone de la chatte donneuse (Felis domesticus). "Elle était vigoureuse à la naissance et paraît complètement normale", selon les chercheurs.

L'équipe texane à l'origine du clonage de Cc projette désormais de créer une entreprise afin de "reconcevoir" le meilleur ami de l'homme mais... pour un prix certain.

"Les premiers (animaux clonés) seront très chers parce que le taux de succès est peu élevé", a déclaré Chuck Long, PDG Genetic Savings and Clone (GSC), l'entreprise texane ayant fondé le projet de clonage de chats "CopyCat".

Le prix d'un chat cloné serait ainsi d'au moins 100.000 dollars. "Mais nous savons (...) que le nombre de gens intéressés par ce service va crever le plafond une fois que le prix sera descendu au-dessous de 100.000 dollars", ajoute-t-il.

Chuck Long admet que l'entreprise, qui a investi 3,7 millions de dollars dans la recherche sur le clonage à l'Université A&M du Texas, n'est pas encore trop sûre de son objectif. "Honnêtement, nous n'avons pas encore le profil du client typique", affirme-t-il.

Il a fallu deux années d'efforts et 87 tentatives pour obtenir Cc.

Cependant, des centaines de propriétaires d'animaux domestiques, dont certains peu fortunés, ont sauvegardé l'ADN de leur compagnon favori, chien ou chat, dans l'espoir que la science pourra faire revivre leur cher disparu.

A College Station, au nord de Houston, où se trouve le quartier général de la compagnie texane, des tissus de plusieurs centaines d'animaux sont gardés dans des banques de gènes, dans l'attente que la technologie rende les projets de clonage commercialement viables.

Les organisations de défense des animaux ont déjà protesté contre ces
projets, les jugeant immoraux, alors que jusqu'à cinq millions de chats et de chiens sont tués chaque année en raison du trop grand nombre d'animaux domestiques.

"Il ne nous paraît pas convenable de créer des animaux par des moyens aussi extrêmes et expérimentaux, alors qu'il y en a tant qui attendent désespérément un foyer", déclare Wayne Pacelle, porte-parole de la Humane Society of the USA.

Et qu'adviendra-t-il si les animaux clonés ne sont pas à la hauteur des promesses de leur prédécesseur ou succombent à la maladie, comme la brebis Dolly, chez laquelle on a diagnostiqué de l'arthrite précoce, se demande Pacelle.

"Qu'arrivera-t-il à cet animal ? Est-ce qu'il finira quelque part dans un refuge?", s'interroge-t-il.

Long est habitué à répondre à cette question et insiste sur le fait que l'entreprise a réfléchi aux implications éthiques de son projet.

"Nous ferons savoir (aux futurs propriétaires d'animaux clonés) que l'animal sera une copie génétique et non pas une résurrection de leur ancien animal", déclare Long. Selon lui, des clients ont déjà été éconduits par l'entreprise, faute d'avoir compris la distinction.

Même s'il y aura toujours des questions éthiques, la technologie restera, estime Philip Damiani, chercheur au Audubon Nature Institute, à la Nouvelle-Orléans (Louisiane).

"C'est seulement une question de temps, avant que d'autres laboratoires reproduisent cette réussite", ajoute Damiani qui travaille sur un projet de clonage de chats sauvages.



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