Les cadrans solaires

 

L'ancêtre du cadran solaire est le gnomon : l'étude de sa technique, de ses significations et de son art constitue la gnomonique. Les Anciens attribuent son invention à Anaximandre de Milet, vers l'an 600 avant J.C. Aujourd'hui, on sait que cette invention est beaucoup plus ancienne.
L'extrémité de l'ombre d'un bâton planté verticalement parcourt très régulièrement un arc : on fabrique un instrument formé d'une tige, appelée style, et d'un cadran, horizontal ou vertical, sur lequel sont gravés des traits indiquant l'heure.
Son utilisation a duré plusieurs siècles : à gauche, un cadran solaire portatif en or et argent utilisé en Angleterre au Xème siècle.

Les premiers cadrans n'ont pas encore les graduations des heures, et même au Moyen-Age, on trouve sur les chantiers un cadran solaire à 4 traits, n'indiquant que les moments du début et de la fin du travail des ouvriers, et ceux de la pause.
On tient compte de la durée du jour pour réaliser 12 graduations, et les heures n'ont pas la même durée en été et en hiver.
Ce n'est qu'au XVIème siècle que l'heure est définie comme la 24ème partie du temps séparant deux passages du soleil au zénith.
On en trouve pratiquement sur toutes les églises, avec un cadran vertical : les clercs sont les artisans de leur large diffusion. Les Croisés, au XIVème siècle, ont rapporté des cadrans solaires au style incliné, augmentant sa précision. Les spécialistes sont appelés cadraniers, ils parcourent le pays pour satisfaire la forte demande. Et même après l'invention de l'horloge, coexisteront sur la façade des cathédrales les cadrans solaires et les cadrans des horloges.

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